Investissement

Comprendre la fiscalité immobilière en France : ce qu’il faut savoir

Par valentin , le juillet 2, 2023 - 5 minutes de lecture

La fiscalité immobilière en France est un sujet complexe qui concerne plusieurs aspects de la propriété d’un bien immobilier. Entre les impôts locaux, les taxes foncières et les revenus locatifs, il est essentiel de bien comprendre ces différents éléments pour optimiser sa situation fiscale et éviter des mauvaises surprises. Dans cet article, nous aborderons les principaux points à connaître pour mieux appréhender cette fiscalité particulière.

Impôts locaux : taxes foncière et taxe d’habitation

Les impôts locaux sont constitués de deux principales taxes : la taxe foncière et la taxe d’habitation. Ces taxes sont payées par le propriétaire du bien immobilier et ont pour objectif de financer les services publics locaux. Voyons plus en détail chacune de ces taxes.

Taxe foncière

La taxe foncière est due par le propriétaire d’un bien immobilier, qu’il soit occupé ou non. Elle est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale du bien, c’est-à-dire la valeur théorique du loyer que le bien pourrait générer s’il était loué. Cette valeur locative cadastrale est révisée régulièrement par l’administration fiscale pour maintenir une certaine cohérence avec les prix du marché.

Le taux de la taxe foncière varie selon la commune où se situe le bien immobilier et dépend des décisions prises par les collectivités locales. Il est donc important de se renseigner sur le taux applicable dans votre commune pour anticiper le montant de la taxe foncière.

Taxe d’habitation

La taxe d’habitation concerne quant à elle l’occupant du logement au 1er janvier de l’année, qu’il soit propriétaire ou locataire. Elle est également calculée en fonction de la valeur locative cadastrale du bien et varie selon la commune de résidence. Toutefois, depuis 2020, la taxe d’habitation est progressivement supprimée pour les résidences principales et devrait disparaître totalement d’ici 2023.

Revenus locatifs : comment les déclarer ?

Si vous louez un bien immobilier, il est important de bien comprendre comment déclarer les revenus locatifs perçus. En effet, ces revenus sont soumis à l’impôt sur le revenu et doivent être déclarés chaque année. Selon le type de location, on distingue deux régimes fiscaux :

  1. Le régime réel d’imposition
  2. Le régime micro-foncier

Régime réel d’imposition

Le régime réel d’imposition s’applique lorsque les revenus locatifs annuels dépassent 15 000 € ou lorsque le propriétaire choisit volontairement ce régime. Dans ce cas, les loyers perçus sont imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, après déduction des charges et des intérêts d’emprunt liés à l’achat du bien immobilier.

Parmi les charges déductibles, on retrouve notamment :

  • Les frais de gestion (honoraires de syndic, frais de comptabilité…)
  • Les dépenses d’entretien et de réparation
  • Les primes d’assurance
  • Les intérêts d’emprunt

Régime micro-foncier

Le régime micro-foncier s’applique lorsque les revenus locatifs annuels sont inférieurs à 15 000 €. Il offre un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers perçus, représentant les charges engagées par le propriétaire. Les revenus locatifs sont alors imposés selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, après application de cet abattement.

Ce régime est particulièrement attractif pour les propriétaires ayant peu de charges à déduire, car il simplifie grandement la déclaration fiscale.

Plus-values immobilières : comment sont-elles taxées ?

Lors de la vente d’un bien immobilier, il est important de prendre en compte la fiscalité applicable sur les éventuelles plus-values réalisées. En effet, une plus-value correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d’achat du bien, et peut être soumise à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

La durée de détention du bien

La fiscalité des plus-values immobilières dépend notamment de la durée de détention du bien. Plus vous détenez le bien longtemps, moins la plus-value sera taxée :

  • Moins de 6 ans : imposition totale de la plus-value
  • Entre 6 et 21 ans : abattement progressif allant jusqu’à 100 % pour l’impôt sur le revenu
  • Entre 22 et 30 ans : abattement progressif allant jusqu’à 100 % pour les prélèvements sociaux

Ainsi, au-delà de 30 ans de détention, les plus-values réalisées lors de la vente d’un bien immobilier sont totalement exonérées d’impôts et de prélèvements sociaux.

Les exceptions

Certaines ventes de biens immobiliers peuvent être exonérées de taxe sur les plus-values, notamment :

  • La vente de la résidence principale
  • La vente d’un bien pour un montant inférieur à 15 000 €
  • La vente d’un bien par des personnes âgées ou handicapées sous certaines conditions

En résumé, la fiscalité immobilière en France est un sujet complexe qui englobe plusieurs aspects importants à prendre en compte lors de l’achat, de la location ou de la vente d’un bien immobilier. Il est donc essentiel de bien se renseigner sur ces différents éléments pour optimiser sa situation fiscale et éviter des mauvaises surprises.

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